Mardi 28 mars 2006
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Depuis plusieurs mois, une insatisfaction se fait jour concernant les stages et leur statut.
Depuis plusieurs années, je constate que beaucoup de stages sont trop courts et par voie de conséquence ne peuvent apporter une formation intéressante aux jeunes.
Aussi, lorsque un jeune termine son dipôme avec un stage, par exemple un BTS obtenu au 30 juin et un stage de deux mois sur mai/juin, il est dommageable que l'Education nationale n'ait pas procédé à un relookage complet des conventions de stage.
Une proposition simple serait de permettre aux jeunes et à l'entreprise d'accueil de poursuivre le stage au-delà du 30 juin, sur une période de 6 à 12 mois.
Ce stage deviendrait un stage "passerelle" de professionalisation. malheureusement, l'Education nationale ne veut pas prolonger au-delà du 30 juin sa responsabilité en permettant à la convention de stage de se poursuivre pour un jeune censé ne plus faire partie du cycle scolaire.
La deuxième modification à apporter aux conventions de stage est de ne plus prévoir un plafond de rémunération à 30% du SMIC, au-delà duquel les charges sont dues sur la totalité de l'indemnisation.
Aussi, je propose que ce stage "passerelle" soit totalement exonéré de charges.
Et ce quelque soit le montant de l'indemnisation versée au stagiaire.
Exemple : une indemnitée de 1200 € par mois serait exonérée de charges sociales.
Par Patrick de Stampa
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Publié dans : stages en entreprise
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Néanmoins, il ne faudrait pas que l'exonération complète des charges entraîne le recours constant aux stagiaires pour des taches peu formatrices, Les entreprises utiliseraient alors les stagiaires comme des intérimaires bons marché. Pour être plébiscitée, cette mesure doit s'accompagner d'une rémunération minimum correspondant à peu près au SMIC.
En tout cas, bravo pour ce site et à bientôt.
Merci pour votre visite et votre commentaire.
Etant un homme de terrain, je constate au quotidien une "fracture" entre les propositions souvent mises en place et le pragmatisme qui devrait être d'avantage pris en considération.
Vos observations complètent ma proposition concernant les stages.
Vous remarquerez que j'ai employé des mots forts : stages passerelles de professionnalisation.
Ce qui implique pour moi que l'entreprise devrait délivrer à la fin du stage, si le stagiaire le souhaite, une attestation descriptive des travaux réalisés.
Cette attestation de stage passerelle de professionnalisation devrait permettre au stagiaire de démontrer à un employeur potentiel qu'il a acquis une première expérience significative.
Vous savez, comme moi, que pour une jeune l'entrée sur le marché du travail est rendue très difficile par le manque d'expérience.
La loi sur l'égalité des chances a évoqué le stage et affirmé, semble-t-il, qu'une rémunération devra être versée si le stage excède 3 mois.
La loi affirme seulement cette règle. Le décret d'application pourrait reprendre ma proposittion ... !!!