CPE : ne nous trompons pas de débat

Publié le par Patrick de Stampa

En quelques mois, le gouvernement aura mis en place deux nouveaux contrats : le CNE et le CPE.
Ne nous trompons pas sur la vocation de ces contrats. N'oublions pas que la croissance de 2005 s'est élevée à 1,5 % (largement en dessous des prévisions) et que le taux de croissance 2006 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices. Si la croissance avait été forte (3% environ), il n'y aurait pas de problèmes d'emploi.
Aussi, sachons regarder la vérité en face : le premier facteur de la précarité c'est le taux de croissance de notre économie. Croissance faible = précarité d'emploi. C'est pourquoi le gouvernement essaie des solutions qui peuvent susciter des déblocages auprès de chefs d'entreprise qui sectoriellement peuvent se trouver en surtension d'activité.
Il ne faut pas oublier que le chef d'entreprise, dans un sondage récent, est apprécié à 75% par ses salariés et que sa vocation est de développer son entreprise et de créer de l'emploi.
Ainsi, un chef d'entreprise qui embauchera un jeune dans le cadre d'un CPE fera tout son possible afin de pérenniser cet emploi.
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Publié dans emploi

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P
---> Réponse à Emeric d'Arcimoles et Christophe Blazquez :Je partage vos observations.Pour ma part, les leçons à retirer de cette période délicate sont les suivantes :- respect du dialogue social- forte explication dans les media des règles du développement économique et des problèmes auxquels sont confrontés les entreprises ; il existe actuellement une incompréhension du fonctionnement de l'entreprise.- les créations d'emploi peuvent se faire auprès des petites entreprises et le CPE n'aurait dû ne s'appliquer qu'à elles.- la durée devrait être ramenée à 18 mois- si le CPE est maintenu, une lettre de motivation et d'explication de la non poursuite du contrat me semble être indispensable.
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P
Merci pour votre visite et pour votre avis.
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C
Concernant le CPE, j'ai écrit plusieurs fois sur la question des contrats aidés dans mon blog.On ne peut souhaiter qu'une chose c'est que ces contrats (CNE, CPE ...) puissent permettre à des personnes de trouver un emploi. Le bilan sera fait dans deux ans.Mais la vrai problématique ne se situe-t-elle pas ailleurs ? L'économie française ne crée pas véritablement de l'emploi et nous sommes confrontés aujourd'hui à des problèmes structurels qui seront longs à résorber. Dès lors, ce type de contrat n'est-il pas un pansement de fortune pour des plaies plutôt profondes ?
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E
L'erreur du CPE c'est sa cible , en effet je pense qu'en temps qu'industriel quand on embauche quelqu' un ce n'est pas pour le débaucher dans 2 ans . <br /> SI on ambauche c'est un acte de confiance en l'avenir .De plus on va investir sur ce personnel en le formant .Si ce n'est pas le cas et si l'on pense que notre augmentation de charge n' est que conjoncturelle on a déjà des outils à notre disposition : CDD  ou interim .<br /> Le CPE n'aurait dû avoir pour cible que les trés petites PME artisanales .Le CPE permet aux petits patrons de diminuer le risque lié aux oportunités de croissance par des embauches que l'évolution de leur marché ne confirmerait pas.Dans ce cadre ,il trouve sa pleinne justification.<br /> La grosse erreur du CPE me semble t il ,est le peu de considération de la prise ne compte de la qualité du dialogue socilal indispensable au bon fonctionnement de nos entreprises. Je ne crois pas que mettre fin ou ayant le pouvoir de mettre fin à un contrat sans un minimum d'informations préalables des personnes concernées soit  une bonne chose .On a un devoir d'expliquer encore plus aprés 2 ans.
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P
Merci pour ta visite et tes encouragements.Le commentaire  d'un professionnel  de l'activité ne peut que m'encourager à poursuivre dans cette voie :-)Patrick
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